Le quinoa, la graine sacrée des incas

Publié le par Mél'O

Pauvre en sucre et en amidon, riche en fibres et en graisses insaturées,il renferme un grand nombre de vitamines et de sels minéraux importants. Toutefois, ce qui lui donne tant de valeur aux yeux des spécialistes, c'est surtout son taux de protéines: non seulement il est 50 % plus élevé que celui du blé, de l'avoine, de l'orge ou du riz, mais il est d'une qualité supérieure. Le quinoa contient également dans des proportions idéales les acides aminés dont nous avons besoin, notamment la lysine, qu'on ne trouve normalement en abondance que dans la viande, le poisson et les oeufs, rarement dans les protéines végétales.Il est riche en manganèse, en fer ,en magnésium, en phosphore, en vitamine B2 et en cuivre... On comprend alors pourquoi certains spécialistes qualifient le quinoa d'aliment idéal.

 

La "mère des graines" a été méprisée par les colons car c'était la nourriture des paysans. Aujourd'hui, même dans les pays les plus éloignés du désert de la Bolivie, la graine commence à être connue.

On peut le consommer en guise de céréales au petit déjeuner, mais également le servir froid avec de la salade, chaud avec de la viande,en omelette, ou sucré en dessert.... Sa préparation est rapide.

On le confond souvent avec une céréale mais il fait en réalité partie de la famille des Chénopodiacées, tout comme la blette, la betterave et l'épinard.

 

La plante qui peut atteindre deux mètres de haut, produit de très nombreuses graines. Étonnamment vigoureuse, elle prospère même sous le rude climat de l'Altiplano. En quelques mois et avec un minimum de soins, le quinoa arrive à maturité. Comme il existe 17 variétés de quinoa, dont un certain nombre poussent fréquemment ensemble, le désert se couvre alors d'une palette de couleurs vives - du jaune, du violet, du vert et du rouge. Une fois séché, il peut rester entreposé des années sans pourrir.


L'apelawa est une variété de quinoa que les paysans aymaras et quetchuas utilisent pour soigner la stérilité masculine.


Le quinoa pourrait contribuer de façon importante à réduire la faim dans le monde.

La graine est résistante, facile à conserver et peut être cultivée dans un environnement hostile sans nécessiter l'emploi d'un équipement agricole coûteux.


Des saponines à laver et pour laver

Les saponines présentes dans l’écorce du quinoa jouent un rôle de répulsif contre les insectes et les oiseaux. Mais elles ont un goût amer. On les élimine donc après la récolte. Toutefois, l’eau de traitement qui est chargée de ces substances pollue l’environnement, si bien que des chercheurs se penchent aujourd’hui sur les moyens à prendre pour les récupérer. On sait, par exemple, que traditionnellement, les Indiens se servaient de l’eau de rinçage du quinoa comme shampoing.

Le quinoa est une graine précieuse, cependant (comme pour tout le reste) sa sur-exploitation est une mauvaise chose et peut engendrer des problèmes sociaux , économiques et écologiques. La forte demande extérieure a multiplié les cultures de quinoa, créant des tensions avec les éleveurs (d'alpagas, de moutons ou de lamas..).
De plus alors que l'organisation traditionnelle des communautés est collective, la culture du quinoa entraîne un
individualisme ainsi que la parcellisation des terres.
Souvent la culture ne se fait pas dans une démarche durable: on utilise des tracteurs trop lourds pour une terre fragile et aride et on ne se soucie guère de l'appauvrissement et de l'érosion des sols. De nombreuses parcelles de terre deviennent stériles.
(Traditionnelement, les paysans travaillaient la terre durant 3 ans et la laissaient reposer 7 ans.)


Sources: Passeport-santé.net, marmiton.org, futura-sciences.org, santébienfait.com,lesamisdelaterre.org...
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