Les mineurs

Publié le par Mél'O

A notre grand désespoir, des chercheurs d'or se sont installés au bord de la rivière qui longe le refuge.

A mon arrivée, ils étaient à la fois en amont de la rivière et en aval, encerclant le refuge. Ils se sont établis en partie sur les terres de Marcelo et Vicky sans leur autorisation.

Ils ont modifié la trajectoire de la rivière et déforesté une partie de la zone.P1100123-copie-1.JPG

Malgré les régulières réunions des communautés voisines, celle de Santo Domingo ou encore Cedro Mayo auxquelles Marcelo et Vicky prennent toujours part et lors desquelles leur expulsion a été votée, ils persistent à rester.

 

Il faut savoir que dans cet endroit des Yungas, les décisions sont prises à l'unanimité et n'importe qu'elle personne qui envisage de monter un projet (acheter un terrain, ouvrir un magasin..)dans les environs doit avoir l'accord des différentes communautés voisines.

C'est ce qui s'est passé quand Vicky et Marcelo ont souhaité créer le refuge. (De plus, du fait que le refuge accueille de nombreux gringos, les communautés y voient un signe de richesse et sollicitent très souvent le couple afin d'obtenir de l'argent pour la construction d'une école, la rénovation d'une église.. etc..

Ce qui amène Vicky et Marcelo à s'engager dans de nombreux projets.)

 

Mis à part les nuisances sonores et visuelles, notre crainte est qu'ils travaillent à l'aide de mercure et empoisonnent la rivière. La rivière est un don précieux pour les communautés comme pour le refuge.On boit l'eau, on se lave avec, on la donne aux animaux et on s'en sert pour remplir les bassins des tortues d'eau et du caïman...

Plusieurs personnes ont été malades après s'être baigné du côté des mineurs.

Ils travaillent de jour comme de nuit. Imaginez:  la nuit resplendit, les étoiles s'affichent en 3D dans le ciel, vous comptez les lucioles et les vers luisants dans les arbres, de majestueuses montagnes se dressent devant vous et les doux sons des insectes et de la rivière résonnent à vos oreilles, quand soudain les mineurs commencent à travailler. Des bruits de marteaux piqueurs géants (les broyeurs de pierres) recouvrent ceux des animaux, des lumières inquiétantes réveillent la forêt. Je ne m'y fais pas, je suis triste à chaque fois.

P1100467.JPG (Photo: Les mineurs travaillent sur la zone où il n'y a plus de vert!)

 

Aux dernières nouvelles, les communautés leur ont posé un ultimatum et les ont menacé de venir détruire leur matériel s'ils ne quittaient pas les lieux.

Cela nous a quelque peu inquiété par rapport aux animaux, car cela ne se ferait pas sans remue ménage et les animaux effrayés pourraient s'enfuir et la majorité ne survivrait pas s'ils étaient livrés à eux même.

On espère qu'ils prendront la menace au sérieux et qu'il ne sera pas nécessaire d'en arriver là...

 

 

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