Symbiose

Publié le par Mél'O

La symbiose est le processus par lequel deux espèces différentes s'aident mutuellement pour aider l'autre à sa survie.

 

La symbiose peut aussi être juste pour une question d'utilité sans être vitale pour le sujet.

Le poisson clown aide l'anémone en attaquant les poissons papillons qui les mangent et en attirant d'autres poissons comme nourriture pour elle. L'anémone qui peut tuer ou paralyser la majorité des poissons, les garde loin des oeufs que le poisson clown a pondus près d'elle. Ils s'aident, mais si un meurt, l'autre va survivre quand même.

 

Les associations symbiotiques ont des buts divers, les plus courants sont l'élimination des parasites, la protection contre les prédateurs et la garantie d'avoir toujours à manger...

 

Il y a beaucoup d'exemples de symbiose, comme la bactérie qui aide la digestion chez l'humain et sans laquelle nous tombons malades. Le crocodile qui se laisse nettoyer les dents par un petit oiseau qui se régale des morceaux  s'y trouvant. Ou comme le petit poisson-nettoyeur des récifs coralliens qui vit en symbiose avec divers autres poissons, y compris des prédateurs tels que la murène. Il se nourrit des parasites, des bactéries et des peaux mortes de son hôte qu'il protège ainsi de la maladie, tout en étant assuré de manger à sa fin.

La symbiose entre le polype et l’algue est l’unité de base des coraux durs qui forment les récifs coralliens.

Les champignons eux,s'associent souvent aux plantes; par exemple en poussant au niveau des racines, ils les aident à absorber les éléments azotés.

 

L'Acacia Cornigera (extrait de" L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu" de Bernard Werber) "est un arbuste qui ne pourra devenir un arbre adulte qu'à la curieuse condition d'être habité par des fourmis. Pour s'épanouir il a en effet besoin que les fourmis le soignent et le protègent. Ainsi pour les attirer  l'arbre s'est au fil des ans mué en une fourmilière géante. Toutes ses branches sont creuse et, dans chacune, un réseau de couloirs et de salles est prévu uniquement pour le confort des fourmis. Mieux: dans ces couloirs vivent souvent des pucerons blancs dont le miellat fait le délice des ouvrières et des soldates myrmécéennes. Le cornigera fournit donc gîte et couvert aux fourmis qui voudront bien lui faire l'honneur de s'y installer. En échange, celles-ci remplissent leur devoir d'hôtes. Elles évacuent toutes les chenilles, pucerons extérieurs, limaces, araignées et autre xylophages qui voudraient encombrer les ramures.Chaque matin, elles coupent à la mandibule les lierres et autres plantes grimpantes qui voudraient parasiter l'arbre. Les fourmis dégagent les feuilles mortes, grattent les lichens, soignent l'arbre avec leur salive désinfectante.."

 

 

L'exemple des fourmis champignonnistes ou coupe-feuilles de la forêt amazonienne du Brésil est extraordinaire et fournit l’exemple insolite d’une collaboration entre des fourmis, des champignons et des bactéries : des fourmis butineuses découpent des feuilles  et les ramènent aux ouvrières qui les mastiquent et les confient à des champignons qui, après avoir détruit les toxines qui  les recouvrent,  transforment ces feuilles en sucres et en protéines. Quand une reine émigre parce que la fourmilière est surpeuplée , elle s'envole en emportant dans sa bouche un morceau de  champignon. Dans la fourmilière, ce champignon est protégé des bactéries pathogènes par les fourmis ouvrières dont le dos est recouvert d'un enduit blanchâtre,  l'analyse de cet enduit blanchâtre montre qu'il fourmille de bactéries productrices d'antibiotiques identiques à ceux de la pharmacopée humaine.

Ainsi cette découverte par l'homme des antibiotiques, qui a débuté  il y a une soixantaine d'années , ces fourmis l'avaient faite il y a peut-être 50 millions d'années !"


Certaines associations ont lieu par la ruse, comme l'orchidée marteau, "qui abuse d'une guêpe qui a des amours acrobatiques. En effet la femelle, vivant sous terre, ne possède pas d'aile et, au moment des amours, sort de terre, grimpe sur le sommet d'une plante, attend un mâle et l'attire en diffusant un parfum suave ; le mâle, enamouré, la serre dans ses pattes et l'emmène dans un vol nuptial pendant lequel il la féconde puis il la dépose sur le sol où elle retournera pondre ses œufs.                                                                                                                    
Or cette orchidée-marteau  a un labelle, pétale séducteur, qui ressemble à la guêpe femelle en même temps qu'elle diffuse la même phéromone;  le mâle de la guêpe, abusé par l'aspect et l'odeur, fait des efforts frénétiques pour enlever sa belle, mais ce labelle est au bout d'une tige articulée qui, comme une balançoire, fait basculer la guêpe mâle sur les étamines et il se retrouve avec 2 paquets de pollen, collés sur le dos, qu'il ira livrer chez une autre orchidée-marteau  qu'il fécondera.

 


Si un seul des animaux profite de la relation, ce n'est plus une symbiose et peut même être du parasitisme s'il nuit à l'autre..

 

La symbiose pourrait être un facteur essentiel à l'évolution des espèces, privilégiant la collaboration entre espèces plutôt que la domination et la compétition.

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